Tipaza & Cherchell :
Tipaza a le charme que confère la
proximité de la montagne et de la mer. Bien abritée par le Chenoua, cette
ville-port, fut un site idéal, choisi par les Phéniciens sur la route des
Colonnes d’Hercule (Gibraltar), pour établir un de leurs fameux comptoirs. Les
vestiges de l’époque démontrent l’importance de Tipaza qui connut un essor
remarquable sous le règne du souverain numide Juba II. Tipaza devint le
prolongement de Césarée, et il y fut créé un véritable foyer d’Art et de Culture
grécolatine, où fleurirent aussi des éléments de la culture numide. Au 1 er
siècle de notre ère, sous le principat de Claudius, Tipaza devint colonie
latine, pour se transformer, au IIe siècle, en colonie romaine et s’agrandir
vers l’ouest au dèpens d’une ancienne nécropole. La muraille qui entourait la
ville était longue de plus de 2 km.
Cherchell "IOL" autrefois capitale de la
Mouritanie, encaissée entre deux montagnes servant de remparts naturels,
Cherchel était le site idéal pour qu'un roi de l'antiquité en fasse la capitale
de son royaume. Ce souverain était Bocchus, qui régna sur la moitié occidentale
du Maghreb (la Maurétanie) au 1er siècle avant J.C. A cette époque, la ville,
ancien comptoir punique, s'appelait IOL et l'Afrique du Nord était encore
indépendante de Rome, qui avait cependant commencé l'annexion du Maghreb.
L'échec de la dynastie numide issue de Massinissa ayant eu pour conséquence de
déplacer le pouvoir de Cirta (Constantine) vers l'ouest, IOL se retrouva
naturellement propulsée au rang de première ville de Maurétanie, un royaume qui
s'étendait de l'Algérie orientale aux Cotes atlantiques du Maroc. |
:: Tipaza & Cherchell :: |
Timgad :
Tant de suprématie, tant de gloire, tant de richesses et puis... plus rien !
Rien que le silence et la vacuité qui planent sur cette imposante cité fantôme
que survolent sporadiquement des cigognes. Timgad,
l’ancienne Thamugadi, fondée en l’an 100 avant J.-C., sous le royaume de
l’empereur Trajan et qui constitue l’une des cités les plus importantes de
l’histoire de la civilisation romaine du nord-est de l’Algérie.
Timgad la majestueuse, la mordorée est, avec
Pompéi ensevelie sous les cendres du Vésuve, la seule ville au monde qui peut
témoigner de la perfection architectonique des romains. Un damier parfait divisé
en croix par le cardo et le decamanus, les deux voies principales qui lotissent
la cité en quatre. Au milieu des ruines, on peut observer de nombreux édifices
qui abritèrent à l’époque, l’administration romaine, ainsi que les temples et
des lieux consacrés au commerce, à divers métiers et à des installations
artisanales. Plusieurs pièces et ustensiles qui y ont été découverts, sont
exposés actuellement dans le musée situé près des ruines. Un bel arc, bien
conservé, attribué à Trajan, sert de fermeture à une large avenue qui conserve
une partie de ses pavés primitifs, alors que ses sveltes colonnes nous
rappellent l’endroit où s’élevait le capitole. Le forum, l’amphithéâtre, le
marché et autres constructions, jalonnent une grande enceinte où l’on s’attelle
à la tâche pour sauvegarder là richesse des ruines historiques. |
:: Timgad :: |
Djemila :
La ville de Sétif, plusieurs fois millénaire, conserve les traces de ses
époques berbère, romaine, vandale, byzantine, puis musulmane, où se trouvent les
restes de la tombe de Scipion, ainsi que des constructions aussi belles que la
mosquée El Atk, et de ce qui reste de la ville byzantine où des vestiges
archéologiques et historiques de la ville de Djemila,
classés patrimoine de l’humanité, viennent compléter avec les ruines romaines un
ensemble de grand intérêt. Toute cette région intéressante, loin de la capitale
et proche de la frontière avec la Tunisie, nous offre une vision différente d’un
pays qui conserve les traces de son histoire dans laquelle on peut lire
l’importance qu’il a eue, lorsque du temps de l’Empire romain, et plus tard sous
la civilisation byzantine, il était considéré comme une enclave privilégiée du
nord d’un continent plein de surprises et d’endroits intéressants. La rencontre
avec les ruines de Djemila est émouvante avec
un passé qui semble si proche au milieu des murs encore debout et des ruelles
intactes. |
:: Djemila :: |
Guelma :
Dans les environs de l’impressionnante ville de Constantine, la ville de
Guelma, située au sud de Annaba, offre la
possibilité de contempler l’un des plus beaux théâtres romains de la région où
s’est installée la colonie romaine, du temps de Trajan, sur ce qui avait été,
auparavant, une importante ville numide et plus tard, une colonie phénicienne. |
:: Guelma :: |
Autres Lieux de Vestiges :
Prés d'Annada, à 1100 mètres d’altitude, l'air est pur. Sur le site antique de
Madaure, mille colonnes de calcaire
bistre et de marbre fusent vers le bleu des cieux et attestent d'un passé
glorieux en cette croisée de civilisations, également creuset d'augustes érudits
: Apulée de Madaure, l'inventeur du
roman moderne, Maxime le grammairien ou Augustin le Saint. C'est à Souk-Ahras
(Thagaste), au confluent de plusieurs voies romaines vers Hippone, Carthage et
Cirta, haut lieu culturel au cœur du pays Chaouias, qu'Augustin a vu le jour un
13 novembre 354 ; mais c'est à Madaure, quelques encablures plus loin, qu'il
initie la voie qui le mènera au firmament du savoir et de l'humanisme et fera de
lui cet Algérien chrétien à la dimension universelle. Les ruines de Madaure sont
aujourd'hui plus éloquentes que celles de Thagaste dont le site reste à fouiller
: le sous-sol de la région recèle de trésors mais, étant donné le coût des
travaux, priorité est donnée à la restauration des sites déterrés.
Tiddis la rouge, cette cité post-augustine,
est la grande méconnue des sites romains en Algérie. A une demi-heure de
Constantine par une route sinueuse, sa découverte, à flanc de colline, est
inattendue : un enchevêtrement de rues en lacets, de ruines recouvertes de terre
rouge sur le tapis vert de la végétation. Le tracé capricieux de
Tiddis est un chef-d'œuvre de virtuosité qui
force le respect nonobstant le relief de montagne ardu et difficile d'accès. |
:: Autres Vestiges :: |